Zaknafein Do'Urden: mentor, professeur, ami.
Moi, livré aux souffrances de mes frustrations...
Plus d'une fois j'ai nié tout cela. Ai je trop demandé à Zak? Ai je attendu la perfection chez un esprit tourmenté? L'ai-je jugé selon des critères trop élevés au vu de son expérience?
J'aurais pu devenir comme lui, victime de la même rage impuissante, enseveli sous la malfaisance qui a fait de Menzoberranzan ce qu'elle est devenue.
Il semble logique que les erreurs de nos ainés soient pleines d'enseignement. C'est ce qui m'a sauvé, je pense. Sans l'exemple de Zaknafein, je n'aurais trouvé aucune solution.
Mon choix est il meilleur que le sien? Je crois, oui, même si trop souvent le desespoir me fait désirer la solution qu'il adopta. C'eut été plus facile. Mais la vérité ne souffre pas de compromis et les principes sont hypocrites si l'idéaliste est incapable de vivre selon ses propres valeurs.
Ma solution est donc meilleure.
Je me lamente pour mon peuple, pour moi et pour le maître à jamais perdu qui me montra comment -et pourquoi- recourir aux armes.
Il n'existe pas de douleur pire que celle ci; ni la coupure d'une dague ébréchée, ni le souffle enflammé d'un dragon. Rien ne brûle davantage le coeur que ce néant : avoir perdu quelqu'un avant d'avoir apprécié sa valeur. Souvent maintenant, je lève mon verre pour un toast porté à des oreilles qui ne peuvent plus m'entendre:
A Zak, celui qui m'a insufflé le courage.
Moi, livré aux souffrances de mes frustrations...
Plus d'une fois j'ai nié tout cela. Ai je trop demandé à Zak? Ai je attendu la perfection chez un esprit tourmenté? L'ai-je jugé selon des critères trop élevés au vu de son expérience?
J'aurais pu devenir comme lui, victime de la même rage impuissante, enseveli sous la malfaisance qui a fait de Menzoberranzan ce qu'elle est devenue.
Il semble logique que les erreurs de nos ainés soient pleines d'enseignement. C'est ce qui m'a sauvé, je pense. Sans l'exemple de Zaknafein, je n'aurais trouvé aucune solution.
Mon choix est il meilleur que le sien? Je crois, oui, même si trop souvent le desespoir me fait désirer la solution qu'il adopta. C'eut été plus facile. Mais la vérité ne souffre pas de compromis et les principes sont hypocrites si l'idéaliste est incapable de vivre selon ses propres valeurs.
Ma solution est donc meilleure.
Je me lamente pour mon peuple, pour moi et pour le maître à jamais perdu qui me montra comment -et pourquoi- recourir aux armes.
Il n'existe pas de douleur pire que celle ci; ni la coupure d'une dague ébréchée, ni le souffle enflammé d'un dragon. Rien ne brûle davantage le coeur que ce néant : avoir perdu quelqu'un avant d'avoir apprécié sa valeur. Souvent maintenant, je lève mon verre pour un toast porté à des oreilles qui ne peuvent plus m'entendre:
A Zak, celui qui m'a insufflé le courage.
Drizzt Do'Urden

