(Rudiyard Kipling)

(Rudiyard Kipling)
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebatir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans soupir,
Si tu peux être amant sans être fou d'amour;
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois
Et si tu peux aimer tous les amis en frères,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maitre,
Penser, sans être qu'un pensuer;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant;

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front
Si tu peux conserver ton courage et la tête
Quand tous les autres les perdront;
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,

Tu seras un homme, mon fils.
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# Posté le jeudi 09 février 2006 12:22

SORTIE EN DVD LE 11 MAI ouais!

SORTIE EN DVD LE 11 MAI ouais!
Un film que j'avais été voir avec mon pitit namour =D je pense que je vais acheter le dvd à sa sortie ^^
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# Posté le mardi 07 février 2006 17:54

Berthe =D

Berthe =D
Lol ma fifille va falloir que je te réexplique l'art du cache cache parce que là décidément... c'est pas gagné^^

# Posté le mardi 07 février 2006 11:05

Le chasseur

Le chasseur
Je me souviens du jour où j'ai quitté ma ville natale. Devant moi s'étendait Ombre-Terre, une vie d'aventures et de frissons, gorgés de promesses à m'en faire palpiter le c½ur. Je quittai Menzoberranzan en croyant pouvoir mener ma vie en accord avec mes principes. J'avais Guenhwyvar à mon côté, mes cimeterres à la ceinture. L'avenir m'appartenait.
Mais ce jeune Drow qui partit de Menzoberranzan en ce jour fatidique, abordant à peine la trentaine, ne savait rien de réel sur le temps, de sa façon de ralentir quand on ne le partage plus avec d'autres. Cet âge est exubérant : j'avais hâte de vivre des siècles.
Mais comment mesurer des siècles quand une heure semble un jour et un jour une année ?
Au-delà des cités d'Ombre Terre il y a de la nourriture pour ceux qui savent chercher, et de la sécurité pour ceux qui savent se cacher. Et plus que tout autre chose, au-delà des cités d'Ombre-Terre, il y a de la solitude.
Quand je fus pour de bon une créature de ces tunnels déserts, ma survie devint à la fois plus difficile et plus aisée. Ma résistance physique s'améliora ; mon expérience des dangers s'affermit assez pour assurer ma survie. Je pouvais vaincre à peu près toute créature empiétant sur mon territoire ; des autres je n'avais pas de mal à passer inaperçu. Pourtant il ne me fallut pas longtemps pour découvrir qu'une Némésis me suivrait où que j'aille. Et plus je fuyais, plus elle resserrait son étau invisible. Mon ennemie avait pour nom solitude : un silence interminable, que rien, dans ces corridors ouatés, ne venait jamais rompre.
Après toutes ces années, je suis stupéfait des changements que j'ai subis en menant une telle existence. Chaque être doué de raison forge son identité en communiquant avec ceux qui l'entourent. Sans ce lien j'étais perdu. Quand je quittai Menzoberranzan, j'avais décidé que ma vie se fonderait sur des principes moraux inflexibles. Au bout de quelques mois, le seul but de ma survie, c'était ma vie. J'étais devenu une créature d'instinct et de ruse, sans la moindre réflexion ; j'utilisais mes capacités mentales pour orchestrer la mise à mort suivante.
Guenhwyvar m'a sauvé. Ce compagnon qui m'a tiré des griffes d'un grand nombre de monstres m'a arraché au néant –un ennemi moins spectaculaire peut-être, mais pas moins fatal. Je me surprenais à ne plus vivre que pour les instants où le félin déambulait à mon côté, où un autre être vivant dressait les oreilles aux paroles que je me forçais (non sans peine) à prononcer. Guenhwyvar devint aussi mon horloge, car je savais qu'il venait du plan astral environ tous les deux jours pour une demi-journée.
Très vite je me rendis compte que ce quart de mon temps m'était essentiel. Sans Guenhwyvar, je n'aurais pas trouvé la force de continuer à vivre ainsi.
Même avec ce compagnon auprès de moi, je développais des sentiments de plus en plus ambivalents sur le combat. Dans le secret de mes pensées, j'espérais qu'un monstre aurait le dessus un jour. Les lacérations des crocs et des griffes seraient-elles plus douloureuses que le silence et le néant ?
Je ne le pensais pas.


Drizzt Do'Urden
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# Posté le mardi 07 février 2006 09:25

Cours de philo

Cours de philo
Un professeur de philosophie se présente un jour devant une classe avec une série d'objets, qu'il pose sur son pupitre, face aux étudiants.

Le silence intrigué de l'assistance étant acquis, il prend un grand bocal de cornichons vide et commence par le remplir jusqu'au bord de pierres de 6 à 7 cm de diamètre. Il demande aux élèves si le bocal est plein.

Les élèves répondent, amusés que oui.

Le professeur prend alors un petit sac plein de gravillons et le verse dans le bocal. Il agite et les gravillons remplissent les espaces vides. Il redemande si le bocal est maintenant plein. La classe, hilare et intriguée, répond que oui.

Il ajoute un sac de sable qui se fraie un chemin dans les interstices disponibles, au grand contentement de la classe.

"Voyez-vous, dit le prof aux étudiants, comparez ceci à votre propre existence. Les grosses pierres représentent les choses véritablement importantes : la famille, le couple, la santé et les enfants. Ces choses qui font que, même si vous perdiez le reste, votre vie n'en demeurerait pas moins remplie".

"Les gravillons sont les choses importantes, mais non essentielles, comme : la voiture, le travail ou la maison. Le sable, les choses sans importance".

"Si vous commencez par le sable, il ne restera pas assez d'espace pour le gravier ou les pierres. Il en va de même pour votre vie. Si vous gaspillez votre disponibilité et votre énergie pour les petites choses, il ne vous restera jamais assez de temps, ni de place, pour ce qui est essentiel à votre bonheur".

"Jouez avec les enfants, soyez à l'écoute de votre santé, sortez avec votre conjoint et parlez avec vos parents. Il y aura toujours du temps pour réparer l'aspirateur, finir un dossier ou laver la voiture".

Les étudiants se disent tous : "il a raison, c'est un discours pertinent, etc...".

Mais soudain, un élève s'approche du bocal (plein selon toute l'assistance) et y verse un verre de ricard. Le liquide remplit des espaces qui, a l'évidence existaient encore.


Moralité : aussi remplie que soit ton existence, il y aura toujours de la place pour l'apéro....
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# Posté le lundi 06 février 2006 17:17